LYON, VILLE BIO, DEPUIS 1975 !

Publié le 13 mars 2013

Depuis 1975, le magasin Orexis Bio fournit les lyonnais en produit bio. L’équipe de Lyon Décalé est allé faire ses courses là-bas et en a profité pour discuter avec Eve Julien, patronne de la structure depuis 2002.

Le bio est la tendance depuis quelques années déjà. Le vieux cliché du membre de la famille qui achète bio, consomme bio, parle bio, vit bio est toujours présent, certes. Mais les années avancent et ce concept de vie se démocratise de plus en plus. Depuis un ou deux ans, on voit fleurir comme des champignons (sans produits chimiques bien sûr) des magasins spécialisés. Même les grandes surfaces ont dorénavant leur coin bio.

Mais le magasin Orexis Bio lui n’a pas attendu que cette mode arrive. La boutique « est l’un des précurseurs puisque la structure a été créée en 1975 » raconte Eve Julien. Depuis 2002, l’ex employée a repris les rênes et s’efforce de moderniser l’enseigne. « En 2005, il y a eu un incendie ici. Un mal qui nous a tout de même permit de refaire tout l’intérieur avec des architectes qui nous ont aidé à nous démarquer des concurrents dans la présentation ». Une ambiance plus de maintenant qui donne un nouveau souffle.

Un historique remis à neuf donc qui fournit toute la presqu’île lyonnaise depuis bientôt 40 ans en « aliments bio, mais aussi des produits d’entretien pour le corps. Et nous faisons bien sûr un peu de phytothérapie » (ndlr : médecine fondée sur les extraits de plantes et les principes actifs naturels). Outre les produits frais et autres fruits et légumes et épiceries, « il y a un côté compléments alimentaires avec tout ce qui est aromathérapie, gemmothérapie… Tout ce qu’il va être travail avec les plantes en fait. Ensuite, il y a les produits cosmétiques, le maquillage et les produits d’entretiens et d’hygiènes corporelles. Pour finir, il y a une gamme de petits accessoires pour le bien être à la maison comme des bougies, etc. » décrit la patronne. En plus des employés qui conseillent à tout moment, un naturopathe vient environ toutes les 6 à 7 semaines faire des consultations rapides et gratuites au magasin. Un bon moyen d’avoir une première approche avec le monde du bio.

Depuis un an, la vie n’est pas toute rose du côté d’Orexis Bio. La faute à une concurrence en hausse, sept nouveaux concurrents ayant ouvert sur Lyon lors de l’année 2012. Mais malgré tout, l’échoppe située rue Chavanne dans le 1er arrondissement voit sa clientèle se renouvelée. « Bien sûr, nous avons des personnes qui viennent depuis toujours. Mais il y a aussi beaucoup de jeunes du quartier qui achètent nos produits » continue la chef des lieux. Une curiosité qui surprend l’intéressée mais qui confirme une tendance « prendre soin de soi » enclenchée depuis quelques années.

David DUFOUR

 

BALADE SUR LES PLANCHES // L’ÉPICERIE MODERNE

Publié le 26 décembre 2012

"Le changement, c'est maintenant" ! Depuis le début, je vous proposais dans la chronique que l'interview de directeur de Théâtre. Et bien aujourd'hui, c'est une salle de concert que je vous fais découvrir, avec l'interview de la directrice de l’Épicerie Moderne de Feyzin, Sophie Broyon.

Lyon Décalé : Qui êtes vous Sophie Broyer ? Sandrine BOYON : Je suis la directrice de l'Épicerie Moderne de Feyzin depuis septembre 2007. Je viens du monde du social, avec un diplôme d'état en animation. J'ai ensuite commencé à travailler dans une MJC qui avait notamment une salle de concert. Puis pendant 5 ans, j'ai été à la tête de l'Antipode, une salle de 500 places à Rennes.

LD : Comment êtes-vous arrivée à la tête de l'Épicerie Moderne ? S.B : Après 5 ans à la tête de cette salle rennaise, j'étais bien ancrée dans le milieu musical. Étant lyonnaise d'origine, native de Bron, j'ai postulé dans celle salle feyzinoise qui recherchait une nouvelle tête à sa direction. Ayant été prise, j'ai réussi mon retour au source.

LD : Quel est votre rôle ? S.B : Tout d'abord, je dois manager une équipe de neuf personnes. Ensuite, je dois faire en sorte de mener à bien les projets de l'Épicerie Moderne, en démarchant les élus, les acteurs locaux, pour trouver les financements par exemple. Enfin, j'ai aussi une mission de programmation, dont je contribue à 60 – 70%.

LD : Comment définiriez-vous l'Épicerie Moderne ? S.B : C'est une salle de concert qui développe les musiques actuelles de plusieurs façons. Chaque année, on propose une soixantaine de concerts. Mais on accompagne aussi des chanteurs ou des groupes, on leur permet de répéter, d'enregistrer leur album. On organise aussi des ateliers avec les jeunes. C'est un lieu culturel pour toute la famille, ouvert et accessible, mais qui s'adresse aussi à des milieux plus pointus.

LD : Quelles sont les têtes d'affiches pour ce premier semestre 2013 ? S.B : On commence l'année en douceur avec l'artiste pop-jazz Sophie HUNGER, le 22 janvier à 20h30. Le 7 février à 20h, nous recevons l'actrice Lou Doillon, qui viendra nous montrer sa facette de chanteuse. Enfin, le 15 février à 20h, nous proposons la Nuits des Alligators, un festival national. Pour cette occasion, nous recevrons The Heavy, The Skins et The Computer. Mais évidemment, je conseille aussi tous les autres artistes programmés.

Florian JURDIC 

PDC / EP02 : MATHILDE, UNE MAMAN POUR VOUS SERVIR

Publié le 15 décembre 2012

Pour cette deuxième édition, l'équipe de Piliers De Comptoir s'est rendu cette fois dans une petite épicerie-café, dans le Vieux Lyon. Créée il y a maintenant cinq ans, Comme chez Mathilde propose, au fin fond d'une cave chaleureuse et accueillante, un large choix de produits du terroir, pour petit-déjeuners, brunchs et autres.

Au lendemain d'une bonne soirée arrosée, la petite fringale prend rapidement le dessus généralement. Mon frigo étant vide (c'est la crise pour tout le monde !), je décide d'aller déjeuner à l'extérieur, histoire de prendre un peu l'air vous comprenez. Mon petit budget restreint et moi-même flânons alors dans la rue Saint-Jean, plus communément appelée rue de la soif par nos chers amis les noctambules, afin de se trouver quelque chose de bon, consistant et raisonnable au niveau frais d'investissement. Trois critères difficilement compatibles à notre époque.

Pour ces choses là, Comme chez Mathilde m'a accueilli comme il se doit. Le décor, à la fois rustique et intimiste, met tout de suite en avant le côté « Comme à la maison » (l'endroit porte bien son nom). Avec ses airs maternels et son aspect de femme indépendante, la propriétaire des lieux me met tout de suite à l'aise. « A la bonne franquette, faîtes comme chez vous !». A la vue de la carte, mon estomac en salive d'avance. Ensemble de charcuteries, fromages, petit déjeuner royal, assiette de brunch, le tout proposé avec des noms tirés par les cheveux : La Comtesse noire, Le 7ème ciel et même La trique à guignol (non non, ce n'est pas une blague !!!), font parti de l'ensemble proposé.

La maîtresse de maison me sert rapidement mon petit déj'. Chocolat chaud, jus d'orange et tartines (illimités) en tout genre ne font pas long feu face au vide sidéral qui régnait dans mon gosier. Vient alors la copieuse assiette de brunch. Et là, Mathilde ne fait pas preuve de clémence : « Il faut tout manger, sinon je m'énerve !». Je m'y met, n'ayant pas peur du défi, mais ce deuxième round fût légèrement plus compliqué. Je cale entre deux bouchées de jambon et une tartine de chèvre. J'ai cependant eu le temps de remarquer une chose, tout ici est fait maison, sauf les chaises et les tables (et encore, ça j'en suis pas sûre !?!).

Il faut savoir que Comme chez Mathilde a été ouvert, il y a cinq ans, un certain 8 décembre. Certains n'ont peur de rien me diriez-vous. Partir de rien, et en plus se coltiner tous les touristes de France et du monde pour un premier jour, il faut être doté d'un certain sens du courage et de folies...

Comblée par cet endroit, je repars repue, le porte monnaie encore plein et un doggy bag en poche : OUI, Mathilde déteste le gaspillage et, en bonne maman, m'a forcé à emporter ce qu'il restait du brunch. Me voilà maintenant avec de la terrine de foie de volaille, du cake et du fromage dans mon frigo. Lui aussi se retrouve rassasié de cette sortie...

Aviva NAKACHE

(Crédits Photos : A.NAKACHE / LD)

PDC / EP01 : UN POILANT BRIC A BROC

LE CHOIX DE LA REDAC’

Publié le 9 décembre 2012

La Fête des Lumières, c'est déjà fini. Mais Lyon Décalé continue à vous sortir de votre routine. Cette semaine, dans l'agenda By Day, vous trouverez une exposition, des japonais, de la nourriture et même le froid sibérien...

JEU 13 DEC // On vous propose un apéro original puisque l'on parle d'un apéro amélioré et ce, à partir de 19h. Le Mondrian bar/restaurant (1 quai Claude Bernard, LYON 7) vous propose deux Dj jusqu'au bout de la nuit, avec  l'inauguration surtout de Bert BELANGER, artiste, plasticien présent spécialement pour l'occasion. Il vous fera découvrir, à travers différentes œuvres (sérigraphie), son univers. Et là où on entend apéro amélioré, c'est que vous pourrez déguster les créations culinaires Made in Piet. C'est un apéro mix/food. Bonne dégustation !

SAM  15 DEC // C'est une sortie des plus inédites et des plus décalées que nous vous proposons. Du 15 au 18 décembre, de 10h à 13h et de 14h à 17h, une master Class avec Scott WILLIAMS.

INTRODUCTION À LA TECHNIQUE MEISNER (de 10h à 13h). Par une série d’exercices pratiques, vous allez développer votre capacité à "Vivre de manière sincère dans les conditions données" sur scène ou au cinéma. Cette technique a été développée par Sanford MEISNER à New-York. Des personnalités du monde du théâtre et du cinéma tels que David MAMET, Sydney POLLACK, Diane KEATON, Philip SEYMOUR HOFFMAN et bien d’autres ont suivi ces cours. C'est le cas de Scott WILLIAMS qui a étudié à la "Neighborhood Playhouse" avec MEISNER à New-York et qui enseigne sa technique depuis plus de 30 ans. L'après-midi, c'est une Master Class pour niveau avancée. Alors certes nous ne sommes pas tous acteurs mais pour les passionnés, c'est une occasion unique et pour ceux qui veulent découvrir, vous ne trouverez pas meilleur professeur. Attention, le prix de cette sortie est un peu plus élevé. Il faudra compter 150 euros pour le stage.

POUR EN SAVOIR PLUS : MASTER CLASS, FOUR DAYS WTH SCOTT WILLIAMS IN LYON

SAM 15 DEC // Il y a maintenant un an que Hinata KISSA a ouvert ses portes, à Lyon. C'est un café manga qui propose lecture, accès internet, jeux-vidéo, karaoké tout en proposant des boissons à volonté avec un espace de vente de nourriture en provenance direct du Japon. Et donc samedi, c'est l'anniversaire du lieu en question. Et pour les passionnés, ils pourront rencontrer Alexis ORSINI, spécialiste de Naoki URASAWA. La journée et la soirée s'articuleront autour de jeux, de quizz et pleins d'autres surprises. Pour une journée au pays du soleil levant, il faudra débourser 10 euros pour 15h de folie. Alors foncez ! Arigato.

A PARTIR DU SAM 15 DEC // Rendez-vous au Sixième Continent (51 rue St. Michel, LYON 7). Le lieu en lui-même est déjà original puisque c'est une ancienne fromagerie transformée en salle de concert. Mais vous aurez rendez-vous là bas, a partir de 11h, pour un marché de mode et de créateurs d'accessoire, plus des expositions et même de la musique avec des Dj. L'idée, c'est de se balader comme dans une foire, mais là, c'est un foire d'artistes. La liste des exposants est trop longue pour être faite tellement ce rassemblement attire les créateurs. Donc, une fois de plus, allez découvrir et profitez d'un lieu atypique et d'une ambiance chaleureuse.

En vous souhaitant une bonne semaine et en espérant que cet agenda vous fera bouger. Et surtout restez en mouvement. À la semaine prochaine !

BALTHAZAR