DaNS La VRaiE ViE ! EN LIVE DE LYON

Publié le 19 janvier 2013

Ils sont 5 webtrotteurs et ils se sont lancés le défi de proposer, une fois par mois, un nouveau rendez-vous sur la toile. Le premier Road Show Interactif et Collaboratif en live sur le web.

Equipés de tablettes, GoPro, appareil photo Réflex et iPhones, CLEM, MAG, MAT, PHIL et DOV vont se balader pendant 6 heures dans les rues de Lyon, à la découverte de lieux, de visages, d'évènements nocturnes. Partir à l'aventure dans la jungle urbaine avec pour objectif de partager leurs instantanés et surtout inviter les internautes à les rejoindre, DaNS La VRaiE ViE ! , c'est le pari que font ces 5 fondus du web et des médias.

Une fois par mois, les internautes vont donc pouvoir suivre leurs péripéties en direct sur Twitter, Facebook et le blog www.danslavraievie.fr, de 20h à 2h du matin. Chaque rencontre sera balisée par la remise d'un petit bracelet en satin violet, signe d'appartenance à la communauté DLVV. Une communauté qui a pour objectif de grandir et de permettre, dans un avenir proche, de fédérer ses membres derrière des opérations collaboratives, festives voire caritatives.

Le premier épisode de DaNS La VRaiE ViE !, c'est samedi 19 janvier 2013, dès 20h sur la toile. Entre chaque épisode, rendez-vous mensuel, les internautes pourront découvrir le best of de chaque balade numérique nocturne. Des podcasts seront postés régulièrement pour refaire vivre les moments forts des déambulations des 5 webtrotteurs. En attendant le live, un teaser a déjà été posté sur la toile...

LE CHOIX DE LA REDAC’

Publié le 23 décembre 2012

Eh oui, demain c'est le réveillon de Noël et mardi, le grand jour ! Mais est-ce que c'est une raison de se laisser aller et de ne pas faire la fête ? Lyon Décalé vous propose comme chaque dimanche, quelques bons plans pour se dégourdir les jambes by night, dans la capitale des Gaules. C'est parti !

LUNDI 24 DEC // Noël ne serait pas Noël sans un peu de croyance. A partir de 17h, la pré-maïtrise de Fourvière anime la messe des familles de Noël avant la veillée de Noël, à partir de 23h qui précédera la Messe de Minuit animée par les Chantres de Fourvière. Que vous soyez croyants ou non, un peu de culture catholique et de découverte ne peuvent pas faire de mal ! Rendez-vous à la Basilique de Fourvière à partir de 17h. Vous pourrez en plus admirer la vue imprenable sur Lyon. Pour découvrir les lieux et horaires des autres messes : http://lyon.catholique.fr/?Messes-de-Noel-2012

LUNDI 24 DEC // Si la veille de Noël se résume chez vous à une coupe de champ' et basta, pourquoi ne pas allez faire un tour en ville pour trouver les autres dans votre cas ? Figurant parmi les rares établissements ouverts en cette veille de fête, le BUS CAFE vous accueille pour une soirée … hors norme. Pire que l'année dernière ! Pas ou peu de description pour cette soirée. Ce sera à vous de le découvrir, à partir de 23h ! Contacts et réservations au 06.12.10.59.30

JEU 27 au LUN 31 DEC 2012 // Maguy Martin vous fait découvrir à l'Opéra de Lyon sa Cendrillon, actualisée de sa version d'origine. Déjà interprété prêt de 400 fois entre Rhône et Saône, ce ballet, joué sur une musique de Serge Prokofiev, reste un incontournable. La magie étant toujours au rendez-vous, place dela Comédie. Adécouvrir dès 8 ans. Pour plus d'informations : CENDRILLON, VERSION MAGUY MARIN

DIM 30 DEC 2012 // A la veille du Réveillon de la Saint Sylvestre, les Editons Angel Publications organisent un concours de nouvelles ayant pour thème (au choix) "le terroir Rhône Alpin" ou "l'homme, la femme, l'amant", le tout sur un ton humoristique. Alors si l'écriture est pour vous une passion lancez-vous et vous deviendrez peut-être l'un des auteurs d'Angel Publication. Pour plus d'informations sur cette maison d'édition : ANGEL PUBLICATIONS

Un agenda décalé plus court et moins dodu que d'habitude, mais c'est Noël ! Inutile de trop vous charger au risque de vous écoeurer. Bonne semaine à tous et à dimanche prochain pour un nouvel agenda by night signé LD...

PDC / EP03 : LE CATHÉDRALE, COMPLÈTEMENT FOOT

Publié le 22 décembre 2012

C'est dans une toute autre atmosphère que l'équipe de Piliers de comptoir s'est déplacée cette semaine. Toujours dans le Vieux Lyon, c'est au café de la Cathédrale que nous nous sommes rendus. Le temps d'une soirée, le bar se transforme en exutoire pour tous les fans de foot. Ambiance match, avec une grosse affiche diffusée sur grand écran en guise d'apéritif...

Quand le PSG affronte l' OL, c'est toujours un évènement pour les supporteurs lyonnais. Entre l'envie de prendre la tête du championnat et la fierté de battre la machine à fric parisienne, les partisans des Gones ont bien du mal à dissimuler leur enthousiasme ce soir . Mais je ne vais pas m'attarder sur le sujet. Avec ses vieilles enseignes et pompes à essence pour décor, le café de la Cathédrale mise tout sur son côté années 50 américaines. On se croirait presque dans la série « Happy Days ». En arrivant, je vois que les meilleures places sont réservées (les réservations sont possibles les soir de match semble-t-il). Je trouve finalement une table pas trop mal située, en face de l'écran, histoire de bien suivre la rencontre. Je me dis que j'ai bien fait d'arriver trois quart d'heure avant le début puisque, vingt minutes plus tard, la salle est pleine à craquer, avec une majorité de personnes debout. Ce n'est qu'au coup d'envoi que je me rends compte que, contrairement à ce que l'on pourrait penser, un bon nombre de femmes sont présentes. Elle ne sont pas en majorité certes, il ne faut pas trop en demander, mais quand même. On dit que le football n'est plus exclusivement masculin, et bien j'en ai la preuve sous les yeux. Des les premières minutes, l'excitation se fait immédiatement sentir, tout le monde à les yeux rivé sur la toile. Deux trois actions plus tard, tout le monde applaudit et encourage son équipe.

Mon voisin de gauche, pas très en place, ne cesse de bouger et crier pour défendre les Gones, qui maîtrisent techniquement et physiquement le jeu. Il semblerait que cela gène un client à côté, qui ne s'embarrasse pas pour lui faire comprendre. Le ton commence à monter entre les deux hommes. J’entends même un « Ta gueule ! » de la part du deuxième. On dirait que je ne suis pas la seule tendue par la rencontre. Après je pense, et ce n'est que mon avis, que si on veut regarder ce genre de compétition au calme, il vaut mieux rester chez soit au lieu d'ennuyer son monde. Sur ces bonnes paroles, mon voisin termine la discussion par un gentil « Je suis resté poli, alors au lieu de m'insulter, laisse-moi vivre mon match !». Il s’avérerait que ça ait calmé l'autre puisqu'aucun mot n'a suivi.

Au premier rang, j'aperçois une dame d'un certain âge (on l'appellera Germaine) qui défend avec ferveur l'Olympique Lyonnais. Une faute commise par un attaquant adverse et la voilà hors de ses gonds. Le PSG marque finalement un but juste avant la mi-temps, créant la déception générale. A la pause j'en profite pour aller me prendre une boisson. La jolie serveuse me sert mon sirop d'orgeat, tout sourire (non, pas d'alcool pour ce soir). Mon verre en main, je décide d'aller discuter avec la supportrice.

Il ne me faut pas moins de dix secondes pour comprendre que c'est un sacré personnage. Cheveux brun attachés en chignon et l'air décoiffé, elle me donne l'impression d'être en face d'une ancienne rockeuse. Fanatique inconditionnelle de l' OL, elle est abonnée à Jean-Bouin et Jean-Jaurès (tribunes du stade Gerland) depuis maintenant 35 ans. Pour les matchs extérieurs, elle se retrouve là, toute les deux semaines, au café de la Cathédrale, avec sa place réservée. C'est une grands amoureuse du quartier Saint-Jean. Et quand on lui demande son avis sur la première période de jeu est difficile pour elle de garder son calme.

Je retourne m’asseoir et le temps d'arrêt ne semble pas avoir atténuer son ardeur.

La deuxième mi-temps laisse voir des Lyonnais à bout de souffle. Enchaînant les actions, le PSG ne laisse pas beaucoup d'espoir au supporteurs présents, impuissants et résignés devant la domination parisienne. Mais la situation ne désespère pas Germaine qui ne cesse d'encourager son équipe. Le choc se termine finalement sur le score de 1 à 0 pour le club de la capitale. Je n'ai pas le temps de me lever, que la groupie lyonnaise a déguerpi plus vite que son ombre. Il m'a semblé qu'elle m'évitait. En effet, pendant notre entrevue, je lui ai avoué être pour le PSG (au cas ou vous ne l'aurez pas remarqué).

Aviva NAKACHE

(Crédit Photos : A. NAKACHE / LD)

PDC / EP02 : MATHILDE, UNE MAMAN POUR VOUS SERVIR

LAOUNI, RECIT D’UN VIDEUR

Publié le 17 décembre 2012

C'est un garçon souriant, athlétique et très imposant qui nous accueille chez lui. Portier de boîte de nuit depuis quelques années, Laouni revient sur cette expérience. "Je fréquentais beaucoup de videurs dans ma salle de sport. L'un d'entre eux m'a proposé de travailler avec lui, j'ai accepté. Je me suis dit pourquoi pas. J'ai débuté sur Clermont-Ferrand,  dans l'une des plus grandes boîtes d'Europe. On ne peut pas espérer mieux comme première fois. J'y suis resté huit mois." Seul point négatif, il vit à Lyon et la route, tous les weekends, n'a pas été de tout repos. Un souvenir phare ? "Lorsque nous devions nous occuper d'un groupe de trois cent personnes venu des Pays-Bas. Ils étaient tous très euphoriques et pouvaient déraper à tout moment. La pression était forte, pour nous videurs, car nous étions en sous-effectif."

Par la suite, un ami lui a proposé de travailler au Bloc, discothèque située 67 rue de Rancy, à la Part-Dieu. "C'est à côté de chez moi, j'ai accepté sans hésitation. J'ai fait un essai, ils m'ont gardé". La clientèle ? 18-25 ans. La boîte peut accueillir jusqu'à 700 personnes. Le propriétaire, en plus d'être le dj résident de sa boîte, est un business man de renom. " C'est un très bon patron", nous confie Laouni. Contrairement à d'autres boîtes de nuit, il n'y a pas trop de problèmes au Bloc. Après faut toujours faire attention aux troubles-fêtes, ceux qui ont l'alcool mauvais. "Pour ma part, j'assure la sécurité des jeunes fêtards à l'intérieur, je tourne. Je m'occupe des carrés VIP." Les soirées latino-reggae ton sont les plus réputées. Des personnalités connues font le déplacement. C'est pas la boîte des "m'as tu vu" comme le First il y a quelques années par exemple. "Si on va au Bloc c'est pour s'amuser avant tout." Il rappelle les belles années du Titan, sans tomber non plus dans les excès trop prononcés.

L'année dernière la soirée du rappeur américain Bow Wow a connu un succès sans précédent. Tout le monde s'en souvient. "Je ne ferai cependant pas ça toute ma vie, dixit Laouni. Là je suis jeune, j'ai 25 ans. Il y a un temps pour chaque chose. Le monde de la nuit reste instable et fourbe. "

Raja Kitout

LE CHOIX DE LA REDAC’

Publié le 16 décembre 2012

Bonjour cher web lecteur nous sommes une fois de plus présent au rendez-vous. Nouveau dimanche nouvel agenda. Le jour de Noël ce rapproche et pour ce on va essayer de vous faire un petit cadeau aussi la redac'. L'agenda vois arriver dans son équipe de rédaction un petit nouveau ( Florian Geoffroy). On lui souhaite donc tous la bienvenu. Parlons sortie maintenant. Pour cette semaine pré Noël c'est un agenda découverte musicale que l'on va vous proposer. 4 sorties, 4 artistes, 4 univers, 4 (Re)découverte et surtout 4 événements a ne pas manquer...

MAR 18 DEC // Rendez vous a la Cité Interntional- Centre de Congrès Lyon ( 50 Quai Charles de Gaulle, Lyon 6 ) à 20h30, pour un spectacle qui réunira deux des figures les plus marquantes de l'opéra et de la composition musicale: Nathalie DESSAY chante Michel LEGRAND accompagnée par Michel LEGRAND et son trio. Pour certains ces noms sont connus, pour les autres...( il faut sortir de chez soi un peu!). Natalie DESSAY est sans doute la plus belle voix et le “caractère lyrique” le plus fort de notre époque. Elle commença ça carrière en 1992 aux côtés de José Van Dam, elle chanta le rôle court d'Olympia à l’Opéra Bastille dans une production signée Roman POLANSKI, rien que ça ! Cela me permet de faire le lien avec Michel LEGRAND et le cinéma, qui est, comme son nom l'indique, un grand, voir très grand de la composition française. Fin des années 50, c est l'émergence de la Nouvelle Vague (au cinéma) et devinez quoi ? Il en faisait partie. Il travailla pour Agnès VARDA, Jean-Luc GODARD et surtout Jacques DEMY, avec qui il invente la comédie musicale française. Il composera Les parapluies de Cherbourg (il sera nommé aux Oscar pour ce film) et les Demoiselles de Rochefort entre autre. Et pour couronner sa carrière, Michel LEGRAND a obtenu 3 Oscars de la meilleur musique de film (pour Les Moulins de mon cœur en 1969, L'Ete 42 en 1971 et enfin en 1983 pour Yenlt). Entre 1971 et 1975, il est en nomination vingt-sept fois aux Grammy Awards et en remporte cinq. Si avec cela vous n avez pas envie d'aller voir ce récital ? Comptez 30 et 95 euros pour cette sortie...

MER 19 DEC // Après avoir commencé la semaine tout en délicatesse et en sensibilité, vous allez la continuer avec du Jazz et un artiste des plus éclectiques, Hugh COMLTMAN. Rendez-vous au Transbordeur (3 Boulevard Stalingrad, 69100 Villeurbanne) a 20h30. Pour vous donnez un peu l'esprit du garçon. Il a formé le groupe rock blues Thé Hoax en 1991. Le groupe sortira trois albums studio et un album live. Mais surtout il a côtoyé John LEE HOOKER, B.B King... Que des monstres du blues, jazz et RnB. Hugh COMLTMAN de plus connaît bien la France puisque Paris est sa deuxième ville. Son pays d'adoption. En 2008, il sort son premier album solo, "Stories from the safe house" sous le label ULM. Et là, il est au Transbordeur pour vous présenter son deuxième album " Zéro Killed". Mélange de jazz, folk et de soul perfectionniste, cet artiste attachant peaufine sa musique, pour qu’entre frissons et enthousiasme jaillissant, chaque note ou arrangement soit à sa place. Comptez 26 euros pour cette sortie.

JEU 20 DEC // On continue cette semaine découverte avec un deuxième concert féminin. Parité oblige deux femmes sont a l'honneur dans cette agenda et cette fois c'est Imany. Rendez vous à La Bourse du Travail (205 Place Guichard, 69003 Lyon) à 20h30. Nadia Mladjao de son prénom a une carrière et une vie extrêmement chargée en expérience. À 17 ans elle est contactée par une agence de mannequins, elle part pour New-York avec un contrat de trois mois pour Calvin Klein, elle restera 7 ans. C'est durant son séjour à New York qu'elle attrape « le virus de la musique » en écoutant Talkin' 'Bout a Revolution de Tracy Chapman. À l'occasion d'un passage au Sentier des Halles, elle fait la connaissance de Malik Ndiaye, déjà producteur d'AYO et GRACE, qui l'aide à lancer sa carrière. Ayant choisi comme nom de scène Imany, foi ou espoir en swahili, elle débute en faisant les premières parties d'artistes comme Anthony Hamilton, Hocus Pocus, Sly Johnson et Ben l'Oncle Soul. Venez découvrir à Lyon son premier album, " The Shape of a Broken Heart"

VEN 21 DEC // Le week-end arrive. Et pour finir cet agenda chargé en découverte musicale, rendez-vous à La Plateforme (4 Quai Augagneur, 69003 Lyon) pour voir Laurent Garnier LBS + Baumecker. Après du folk, du blues, de l'opéra maintenant c'est une soirée Electro. Cette soirée est présentée par Arty Farty et le Goethe-Institut de Lyon, dans le cadre du projet " Iche liebe dich, Françoise" qui fête 50 ans d'amitié franco-allemande. Une rencontre inédite entre deux figures de la musique électronique ! Laurent Garnier viendra présenter pour la toute dernière fois son projet LBS avec Benjamin Rippert et Scan X, un projet qui a débuté aux Nuits sonores 2010 et qui a fait le tour de monde pendant 2 ans. C'est donc tout naturellement à Lyon qu'il vient boucler la boucle ! En première partie, il invite celui qui représente pour lui la toute nouvelle relève allemande : Baumecker, résident du célèbre club du Berghain.

Je pense que l'arrivée de Florian vient de donner un coup de fouet à cette programmation non ?  Lyon Décalé vous souhaite une très bonne semaine, de bonnes découvertes musicales. Et surtout rester en mouvement. À la semaine prochaine...

BALTHAZAR et Florian Geoffroy

PETER ET STEVEN, REPORTERS DE CHOC, A LA FETE DES LUMIERES

Publié le 10 décembre 2012

Bougies aux fenêtres, monuments illuminés, ville chatoyante. C’est la fête des lumières à Lyon. Lyon et lumière, indissociablement liés. Souvenez-vous,  la dernière fois, avec Steven, nous avions couvert avec plus ou moins de réussite le festival Lumière. Alors quand Lyon Décalé nous a donné carte blanche pour la fête des lumières, nous étions bien décidés à frapper fort. Très fort.

La dernière fois, nous étions arrivés après la bataille. Cette fois, nous avons pris les devants. Premiers sur le terrain, premier sur les scoops. Nous voilà en ville, au centre de Lyon, à 19h30. Premier constat : la foule n’est pas au rendez-vous. Normal, se dit-on, c’est le début. Steven me propose de boire un vin chaud en attendant que les festivités se lancent. J’accepte volontiers. Le temps passe mais rien ne bouge, la température glaciale nous contraint à boire un second vin chaud.

Finalement, nous décidons d’aller au-devant des attractions proposées pour la fête. Et là, rien… Pas de lumière, le néant. Incroyable ! Steven est outré, il veut se rendre à la mairie pour demander des explications. « Et elles ont intérêt à être bonnes ! » ajoute-t-il. Après avoir pris un vin chaud pour se calmer un peu, nous nous rendons à l’hôtel de ville. Nous croisons un technicien qui s’affaire, Steven le vilipende, je me contente de lui demander ce qui se passe. La réponse est un camouflet : la fête des Lumières ne débute que le lendemain. De rage, nous prenons un vin chaud.

"Bah non, la fête des lumières ça commence demain!" Un technicien avec un accent.

A peine échaudés par cette première expérience ratée, nous décidons d’un commun accord de couvrir l’évènement le samedi soir, histoire d’être dans l’œil du cyclone, au cœur de l’action. Des amis reporters de guerre nous ont mis en garde, aux n’osent plus couvrir la fête des lumières depuis plusieurs années, trop dangereux !  « L’Afghanistan oui, la Syrie ok, mais le 8 décembre à Lyon, jamais. » nous annonce un grand reporter de l’AFP.

Peter et Steven n’ont peur de rien, sachez-le. Après un vin chaud pour se donner du courage, nous prenons  le métro, arrêt sans-souci. Jusque-là, tout va bien. La rame se remplit, nous sommes coincés au fond contre la vitre. A Bellecour, impossible de descendre, trop de monde. Finalement, nous parvenons à nous extraire du métro à Vaise, le terminus. Bon, il faut faire demi-tour. Rebelote dans l’autre sens on se retrouve à Grange Blanche, obligé de recommencer l’opération. Au bout d’une heure et demie de métro, nous débarquons à Bellecour. Emmenés par le flot de la foule, nous ne voyons pas la place, nous nous retrouvons rue de la République. Il n’y a rien à voir, à part les décorations de noël récemment installées. Déception.

Les décorations de noël sont en place, rien d'extraordinaire. (Crédit photo: Julie Payant)

Telle une vulgaire Edith Piaf, nous nous laissons porter par la foule nombreuse. Nous voyons essentiellement des sacs à dos, à main, etc… Niveaux lumières, toujours rien, la ville a changé ses lampadaires mais pas d’animations en vue. Steven aperçoit une immense représentation du virus du SIDA, sans doute installé là lors de la journée mondiale de lutte contre le SIDA qui a eu lieu récemment. Toujours aucune trace des animations.

De nouveaux lampadaire en ville. Bon, et après? (Crédit photo: Julie Payant)

Une représentation libre du SIDA. Pourquoi pas, mais quid de la fête des lumières? (Crédit photo: Julie Payant)

Je propose à Steven d’aller interviewer des Lyonnais pour savoir ce qu’ils pensent de tout ça. Ça tombe bien, il a repéré un bar typique qui propose du vin chaud. Les investigations peuvent commencer. Mais avant, un petit vin chaud pour se réchauffer. Rapidement, c’est-à-dire deux ou trois vins chauds plus tard, nous croisons Camille, Lyonnaise excédée par l’organisation de la fête. Chouette, une bonne polémique en vue. Steven propose d’angler le reportage sur les gens pas content. Ça c’est de l’investigation.

"Impossible d'aimer la fête des lumières!" Camille, Lyonnaise désabusée.

A force de repérages (ce qui consiste essentiellement à payer des vins chauds), nous tombons sur Florian, ingénieur éclairagiste spécialiste des illuminations. Le coup de bol, en plus, il a plein de choses méchantes à dire sur la fête. Cette fois, nous tenons notre super polémique de la mort. Nous l’avons interviewé pour vous autour d’un vin chaud. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas content.

"C'est un scandale!" Florian, expert.

Finalement, on a rien vu de la fête des lumières, mais après une vingtaine de vins chauds, on peut vous dire qu’on a vécu une belle soirée. Pour d’autres, ce fut plus difficile, comme par exemple pour ce type à qui on a offert un vin chaud et qui s’était fait piquer ses palmes.

"Je me suis fait piquer mes palmes!" Mathieu, qui s'est fait piquer ses palmes.

A bientôt, pour un nouveau reportage sans compromis, sans peur et sans reproche.

Peter et Steven

PETER ET STEVEN, REPORTERS DE CHOC, AU FESTIVAL LUMIERES

LE CHOIX DE LA REDAC’

Publié le 9 décembre 2012

Le mois de décembre est arrivé, le Père Noël ne devrait pas tarder non plus à débarquer. En attendant, Lyon Décalé va tenter de vous faire patienter en vous proposant sa sélection de sorties. Cette semaine, c'est la musique qui est à l'honneur avec des concerts, des tremplins, du gospel mais aussi un peu de théâtre...

JEU 13 DEC // Commençons par une sortie théâtrale. Plus précisément, au Théâtre de Vénissieux, Maison du Peuple (8 boulevard Laurent Gérin) à 21h25. C'est une pièce de théâtre classique que nous vous proposons "Les femmes savantes" de Molière. Alors, vous me direz, il n y a rien de décalé dans cette sortie ? Vous auriez raison si ce n'était pas " La Cie du détour" qui remettait Molière à sa sauce. Cette troupe, donc la marque de fabrique est le burlesque, s'empare de la pièce pour développer une vision satirique et moderne de cette pièce. L'action se situe dans une cuisine (juste pour vous donner un avant-goût). Pour ceux qui aime Molière, ils pourront se conforter dans l'idée que c'est un auteur toujours d'actualité. Alors, laissez-vous tenter. Pour cette sortie, comptez 20 euros maximum. Petit extrait des répétitions...

 

DU JEU 13 AU SAM 15 DEC // Rendez-vous au Festival Emergenza, à La Marquise (20 quai Augagneur, Lyon 3). C'est un tremplin musical ouvert à tous les styles de musique. Les groupes jouent durant 30 minutes et c'est le public qui détermine les meilleurs groupes. Après plusieurs étapes, les sélectionnés se retrouvent pour la  finale nationale à Paris.  Le petit plus de ce festival, c'est la possibilité de rencontrer et de découvrir plein de nouveaux styles de musique, de nouveaux groupes... Dans un cadre on ne peut plus sympathique de La Marquise. Les groupes seront motivés, d'un très bon niveau, alors prenez un petit verre et mettez-vous en plein les oreilles. Comptez 20 euros pour cette sortie...

VEN 14 DEC // Rendez-vous au Ninkasi de Gerland (267 rue Marcel Mérieux, Lyon 7 ) pour le concert coup de cœur. Des concerts qui réunissent toujours le gratin des artistes internationaux et nationaux. Mais l'avantage de ces soirées, c'est qu'elles sont gratuites. Vous pouvez donc profiter d'artistes internationaux sans même dépenser un seul euro. 2012 aura été l'année du hip-hop. Vous pourrez retrouver pour cette soirée le Quintet ODEZENNE...

DIM 16 DEC // Il y a un style de musique qui se prête particulièrement bien à Noël et à l esprit des fêtes, que malheureusement en France on connait peu, c'est le Gospel. Alors pourquoi ne pas découvrir ce style de musique à Lyon, près de chez vous et gratuitement ? Gospel Jam & friends seront en concert, dimanche à partir de 18h a l'Eglise St. Michel (45 avenue Berthelot, Lyon 7 ). Si vous ne connaissez pas le Gospel, foncez ! D'autant que l'entrée est gratuite. Mais si vous voulez faire un beau geste, il est prévue une collecte de livre pour enfants. De quoi joindre l'utile à l'agréable...

C'est déjà fini pour cette semaine ! Mais comme vous le savez, on revient dimanche prochain, avec plein de bons plans. D'ici là, pas d'excès de chocolat et restez en mouvement...

BALTHAZAR