PETER ET STEVEN, REPORTERS DE CHOC, A LA FETE DES LUMIERES

Bougies aux fenêtres, monuments illuminés, ville chatoyante. C’est la fête des lumières à Lyon. Lyon et lumière, indissociablement liés. Souvenez-vous,  la dernière fois, avec Steven, nous avions couvert avec plus ou moins de réussite le festival Lumière. Alors quand Lyon Décalé nous a donné carte blanche pour la fête des lumières, nous étions bien décidés à frapper fort. Très fort.

La dernière fois, nous étions arrivés après la bataille. Cette fois, nous avons pris les devants. Premiers sur le terrain, premier sur les scoops. Nous voilà en ville, au centre de Lyon, à 19h30. Premier constat : la foule n’est pas au rendez-vous. Normal, se dit-on, c’est le début. Steven me propose de boire un vin chaud en attendant que les festivités se lancent. J’accepte volontiers. Le temps passe mais rien ne bouge, la température glaciale nous contraint à boire un second vin chaud.

Finalement, nous décidons d’aller au-devant des attractions proposées pour la fête. Et là, rien… Pas de lumière, le néant. Incroyable ! Steven est outré, il veut se rendre à la mairie pour demander des explications. « Et elles ont intérêt à être bonnes ! » ajoute-t-il. Après avoir pris un vin chaud pour se calmer un peu, nous nous rendons à l’hôtel de ville. Nous croisons un technicien qui s’affaire, Steven le vilipende, je me contente de lui demander ce qui se passe. La réponse est un camouflet : la fête des Lumières ne débute que le lendemain. De rage, nous prenons un vin chaud.

« Bah non, la fête des lumières ça commence demain! » Un technicien avec un accent.

A peine échaudés par cette première expérience ratée, nous décidons d’un commun accord de couvrir l’évènement le samedi soir, histoire d’être dans l’œil du cyclone, au cœur de l’action. Des amis reporters de guerre nous ont mis en garde, aux n’osent plus couvrir la fête des lumières depuis plusieurs années, trop dangereux !  « L’Afghanistan oui, la Syrie ok, mais le 8 décembre à Lyon, jamais. » nous annonce un grand reporter de l’AFP.

Peter et Steven n’ont peur de rien, sachez-le. Après un vin chaud pour se donner du courage, nous prenons  le métro, arrêt sans-souci. Jusque-là, tout va bien. La rame se remplit, nous sommes coincés au fond contre la vitre. A Bellecour, impossible de descendre, trop de monde. Finalement, nous parvenons à nous extraire du métro à Vaise, le terminus. Bon, il faut faire demi-tour. Rebelote dans l’autre sens on se retrouve à Grange Blanche, obligé de recommencer l’opération. Au bout d’une heure et demie de métro, nous débarquons à Bellecour. Emmenés par le flot de la foule, nous ne voyons pas la place, nous nous retrouvons rue de la République. Il n’y a rien à voir, à part les décorations de noël récemment installées. Déception.

Les décorations de noël sont en place, rien d’extraordinaire. (Crédit photo: Julie Payant)

Telle une vulgaire Edith Piaf, nous nous laissons porter par la foule nombreuse. Nous voyons essentiellement des sacs à dos, à main, etc… Niveaux lumières, toujours rien, la ville a changé ses lampadaires mais pas d’animations en vue. Steven aperçoit une immense représentation du virus du SIDA, sans doute installé là lors de la journée mondiale de lutte contre le SIDA qui a eu lieu récemment. Toujours aucune trace des animations.

De nouveaux lampadaire en ville. Bon, et après? (Crédit photo: Julie Payant)

Une représentation libre du SIDA. Pourquoi pas, mais quid de la fête des lumières? (Crédit photo: Julie Payant)

Je propose à Steven d’aller interviewer des Lyonnais pour savoir ce qu’ils pensent de tout ça. Ça tombe bien, il a repéré un bar typique qui propose du vin chaud. Les investigations peuvent commencer. Mais avant, un petit vin chaud pour se réchauffer. Rapidement, c’est-à-dire deux ou trois vins chauds plus tard, nous croisons Camille, Lyonnaise excédée par l’organisation de la fête. Chouette, une bonne polémique en vue. Steven propose d’angler le reportage sur les gens pas content. Ça c’est de l’investigation.

« Impossible d’aimer la fête des lumières! » Camille, Lyonnaise désabusée.

A force de repérages (ce qui consiste essentiellement à payer des vins chauds), nous tombons sur Florian, ingénieur éclairagiste spécialiste des illuminations. Le coup de bol, en plus, il a plein de choses méchantes à dire sur la fête. Cette fois, nous tenons notre super polémique de la mort. Nous l’avons interviewé pour vous autour d’un vin chaud. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas content.

« C’est un scandale! » Florian, expert.

Finalement, on a rien vu de la fête des lumières, mais après une vingtaine de vins chauds, on peut vous dire qu’on a vécu une belle soirée. Pour d’autres, ce fut plus difficile, comme par exemple pour ce type à qui on a offert un vin chaud et qui s’était fait piquer ses palmes.

« Je me suis fait piquer mes palmes! » Mathieu, qui s’est fait piquer ses palmes.

A bientôt, pour un nouveau reportage sans compromis, sans peur et sans reproche.

Peter et Steven


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